Ma main posée sur le rebord de ma vie.
Sur le point de tout gâcher.
Le vent hurle à mes oreilles ses terribles cris.
La pluie fouette mes épaules éhontées.
La tristesse me fait vaciller.
Mes pieds, sur le vide sont posés.
Le soleil apparaît,
Réchauffe pour un instant mon visage défait
Mes larmes continuent de couler
Et de se mêler au fleuve en contrebas,
Déjà rempli des larmes de tant d'autres éplorés
Qui avant moi, se sont libérés à cet endroit.
Au loin, murmurent les voitures.
Hurlant de leur moteur puissant
Sur les rues pavées devant les masures.
Le monde continue son cours, lancinant.
Séparée de moi par cette souffrance qui m'assaille.
Par la perte qui broie mes entrailles,
M'a emmené à venir dans ce lieu
Et à monter sur cette rambarde, sentencieux